Portail Algérie Info

Économie

Eco News Vidéo   |   Magazines Divers







Dernières Vidéos Économie


Top Top


Top Top

Merci de Partager Cette Page, via :


À propos : Brèves sur L’économie de l’Algérie

L’Algérie fait partie des géants économiques en Afrique. Elle occupe en effet la quatrième place sur le continent en termes de PIB par habitant, devançant ainsi l’Angola et talonnant le Nigeria, l’Afrique du Sud et l’Égypte.  Une prouesse qu’elle doit notamment à sa richesse en hydrocarbures. Sa situation économique inquiète toutefois depuis 2014. Connaître l’histoire économique du pays permettra de tout comprendre.

Entre puissance économique et dépendance au pétrole

Après avoir obtenu son indépendance en 1962, l’Algérie a opté pour l’économie planifiée. Sa politique économique était ainsi basée sur la concentration des secteurs clés de l’économie par le pouvoir public. Parmi ceux-ci, notamment les hydrocarbures qui constituent encore par ailleurs une bonne partie des ressources économiques du pays. Le gouvernement algérien est devenu propriétaire des anciennes pétrolières coloniales en 1971, après de longues négociations avec la France. Avant cela, il est parvenu à mettre la main sur les mines et les compagnies d’assurances étrangères.

Après,  le lancement de la « révolution agraire » et la « gestion socialiste des entreprises » n’ont toutefois pas permis d’empêcher le pays de plonger dans une grave crise économique lors des chocs pétroliers des années 1980. Par conséquent, le pays n’a pas pu relever son potentiel industriel. Cette crise économique était aussi à la source d’une crise politique majeure ayant mis le pays au Bord du KO. Le FMI et les autres membres de la communauté internationale sont heureusement intervenus pour tout remettre à l’ordre. D’où le passage du pays à l’économie du marché au début de l’année 1994. Une transition qui n’a pas permis de sortir de sa dépendance aux hydrocarbures. Logiquement, depuis 2014, année de la chute du prix du baril de pétrole, le pays a vu le déficit de sa balance commerciale s’aggraver fortement, frôlant les -48% en 2015.

Mais qui mise de plus en plus sur les autres secteurs

Entre 1999 et 2014, l’Algérie a encaissé, grâce au  pétrole et au gaz 750 milliards de dollars. C’est dire de l’importance de la contribution des hydrocarbures dans l’économie du pays. Mais tout a basculé depuis la chute du prix de baril de pétrole. Le pays a ainsi vu son PIB baisser de 214 à 208 milliards de dollars entre 2014 et 2016. Il s’en sort toutefois mieux que ses homologues producteurs de pétrole, à l’instar notamment du Venezuela et de la Russie. Cela est dû notamment à l’investissement de plus en plus important de ses dirigeants dans d’autres secteurs. L’agriculture constitue déjà ainsi la seconde source de revenus du pays, représentant 10% de son PIB. 23% des Algériens actifs s’y exercent par ailleurs. Dans le secteur secondaire, à part les hydrocarbures, les efforts mettent encore du temps à porter leur fruit. On note toutefois d’intéressantes progressions dans des domaines comme l’agro-alimentaire, l’industrie pharmaceutique, l’industrie minière et l’industrie automobile. Dans le secteur tertiaire, le tourisme a dû mal à décoller et les assurances sont encore en situation de quasi-monopole étatique. Les transports, de leur côté, sont en pleine expansion.